ORBIVAL : un métro pour la banlieue

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Intervention de Christian Favier, Président du conseil Général

Intervention de Christian Favier, Président du conseil Général du Val de Marne

Un colloque international sur le métro de banlieue s’est tenu au pavillon Baltard de Nogent sur Marne les 28 et 29 novembre 2008 à l’initiative de l’association ORBIVAL. L’occasion pour les val-de-Marnais d’en savoir plus sur ce projet de métro en rocade.

L’enjeu, une réunion de travail de deux jours, en présence de nombreux acteurs forts du département  et de la région, portant sur la création future du premier métro de banlieue intitulé pour l’occasion ORBIVAL.

Au programme : six tables rondes

  • 1ère table ronde : expérience internationale (Singapour, Vancouver, Madrid)
  • 2èmé table ronde : la vision des exploitants
  • 3è table ronde : quel financement?
  • 4è table ronde : quel projet pour le val de marne?
  • 5è table ronde : enjeu de développement?
  • 6è table ronde : quel besoin? quel projet?

Le projet consiste à relier Val-de-fontenay (RER A et E ) à Arcueil-Cachan (RER B) en reliant l’ensemble des lignes radiales traversant le département.

Orbival sera le premier métro de banlieue à traverser le Val-de-marne d’est en ouest, le reliant ainsi à la Seine-Saint-Denis et aux Hauts-de-Seine. La ligne s’inscrit avec pertinence dans le projet de la région ile-de-France intitulé Arc-Express ayant pour ambition de la construction de deux tronçons successifs :
• le premier, situé au sud-est, dans le Val-de-Marne, (ORBIVAL)
• le second au nord-ouest, des Hauts-de-Seine à Saint-Denis.

Arc Express est inscrit au Contrat de Projets État/Région 2007/2013 et le STIF a voté et lancé son programme d’études en décembre 2007.

Pour revenir à ORBIVAL, les prévisions de trafic, intégrant les besoins de déplacements actuels et futurs,
permettront d’analyser le service rendu à l’usager.

Quelques chiffres : 300 000 voyageurs par jours attendus sur la ligne ORBIVAL. La traversée du département en 30 minutes (heures de pointe comprises).

Ces éléments contribueront notamment à la définition du tracé. Les études techniques portent sur l’optimisation des correspondances avec les lignes existantes de métros, RER, trains, tramways et bus franciliens.

Actuellement le trajet qui reste à définir précisément, desservirait ainsi treize villes: Arceuil, Cachan, Villejuif, Vitry, Alfortville, Maisons-Alfort, Créteil, saint-Maur, Joinville, Champigny, Nogent-sur-Marne, Le Perreux et Fontenay-sous-Bois. Au total cette zone regroupe 650 000 habitants.

Le projet ORBIVAL a reçu le soutien de 25 maires, présidents d’intercommunalités, représentants d’institutions universitaires hospitalières et économiques.

Forte mobilisation des politiques.

A commencer par le Président du conseil général du Val-de-marne, Christian FAVIER qui a ouvert  ces deux jours de travail en rappelant que tous les représentants politiques ont manifestés leurs volontés communes de voir le projet aboutir. La rencontre avec le président de la république prévu en décembre devra acter le démarrage officiel d’ORBIVAL.

Le président de la région ile-de-france, Jean-Paul HUCHON est venu rappeler à Baltard que les transports sont le premier poste de dépense de la région. Le président de la région a confirmé que les études relatives au projet Arc Express débutera par le val de marne. Il a réaffirmé sa volonté de rencontrer régulièrement les membres de l’association Orbival sur l’évolution des études.

Le préfet du Val de Marne nouvellement nommé Michel CAMUX  qui parlait au nom du Ministre Dominique Bussereau a indiqué que le ministre souhaitait jouer un rôle facilitateur pour concrétiser le projet avant 2010.

Le Maire de Nogent et secrétaire général de l’association ORBIVAL, Jacques JP MARTIN à pour sa part tenu à souligner l’importance du consensus politique autour du projet ORBIVAL en ajoutant qu’il n’y a pas de métro de gauche ou de droite.

Mais alors quel impact sur l’environnement et la qualité de vie?

Tout d’abord le projet prévoit un report de 20% du trafic, soit 40 000 véhicules en moins chaque jour. Peut-on nourrir secrètement l’espoir de voir disparaître le plus gros bouchon d’ile-de-France à la hauteur du pont de Nogent ? ORBIVAL promet d’y répondre avec pertinence.

Actuellement 80% des déplacements de banlieue à banlieue s’effectuent en voiture, une situation qui fait peser des risques croissants sur le climat, la santé publique et la qualité de vie.

Marc PELISSIER, secrétaire général de la FNAUT (Association des Usagers des Transports FNAUT Ile-de-France a tenu a rappeler les nombreux moyens de transports déjà présent en souhaitant que ORBIVAL s’inscrivent avec complémentarité.

Des perspectives de développement économique pour le Val-de-Marne?

Le projet ORBIVAL ne vise pas seulement à améliorer les trajets de banlieue à banlieue mais ouvre également de nouvelle perspectives en matière de développement économique et urbain. En reliant les pôles d’activité et d’emploi ORBIVAL promet d’attirer de nouvelles entreprises tout en rapprochant celles déjà présente : ambition clairement affichée, développer l’emploi. Souhaitons que la maîtrise d’œuvre du projet n’oublie pas les industries françaises…au profit de multinationales internationales. Souhaitons également un rééquilibrage du développement économique de l’EST Parisien.

Au cœur du projet ORBIVAL réside la question de son financement. ORBIVAL c’est environ 2,5 milliards d’euros ! Le montage financier est alors très complexe puisqu’il engage des fonds public et privé.

Le projet a été inscrit au nouveau schéma directeur d’Ile-de-France et dans le contrat Etat/région 2007-2013 sous le nom d’Arc Express. 25,5 millions d’euros de crédits ont été programmés pour les études.

La rocade autour de Paris devrait couter 6 milliards au total. Le financement public n’y suffira pas. Les plus-values sur la construction des millions de mètres carrés de bureaux, de commerces, de logements qui seront réalisés aux abords des futures stations de métro devront participer au financement.

Le fonds d’aménagement de l’Île-de-France (taxe sur les bureaux), accaparé par l’État, devra être restitué à la région pour sa politique de modernisation des transports. Enfin, l’augmentation du « versement transport » des entreprises devra, de manière ciblée, être envisagé d’après le Président Favier.

Les prochaines étapes ?

ORBIVAL  a déjà fait l’objet d’une présentation au Ministre Jean-Louis BORLOO et de son secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région Capitale , Chrisitian BLANC. La prochaine étape sera marquée par la rencontre avec le Président Nicolas SARKOZY en décembre 2008.

L’enquête publique démarrera en janvier 2009.

En conclusion la mobilisation se poursuit toutes tendances politiques confondus autour d’un beau projet fédérateur du premier métro de banlieue. Aujourd’hui plus de 30.000 personnes ont manifestés leur intérêt pour ORBIVAL. Il régnait comme une bonne ambiance pendant ces deux jours à Baltard…décidément toujours à la recherche d’une nouvelle star.

Liste des participants :

Ouverture par Jacques JP. MARTIN, maire de Nogent-sur-Marne, conseiller général, secrétaire général d’Orbival et Christian FAVIER, président du Conseil général du Val-de-Marne, président d’Orbival.

Marc CHATELARD, président d’ALSTOM Singapour
Doug KELSEY, président directeur général de Rtc à Vancouver
Idelfonso de MATIS, président de Métro Sur à Madrid
Wee Meng SIM, directeur de Lta Singapour

Jean BERGE, président de BOMBARDIER
Francis GRASS, directeur général France de VEOLIA
Yves RAMETTE, directeur général adjoint de la RATP
Didier ROUSSEL, président de SIEMENS
Michel SERRA, président d’ALSTOM
Dominique ADENOT, maire de Champigny-sur-Marne
Patrick BEAUDOUIN, député-maire de Saint-Mandé
Laurent CATHALA, député-maire de Créteil
Noël DE SAINT PULGENT, président du MAPPP (Mission d’appui aux partenariats public-privé)
Kévin FALCON, ministre des Transports et d’infrastructure de l’Etat de Colombie Britannique (Canada)
Jean-Yves LE BOUILLONNEC, député-maire de Cachan
Pierre MONGIN, président de la RATP
Jean-François VOGUET, sénateur-maire de Fontenay-sous-Bois

Laurence COHEN, conseillère régionale d’Île-de-France, administrateur du Stif
Daniel DAVISSE, maire de Choisy-le-Roi, vice-président du Stif, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne
Michel HERBILLON, député-maire de Maisons-Alfort
Pascal LELARGE, directeur régional de l’Équipement en Île-de-France
Jacques LEROY, conseiller général du Val-de-Marne, 1er adjoint au maire de Saint-Maur-des-fossés
Pierre MANSAT, adjoint au maire de Paris, administrateur du Stif
Sophie MOUGARD, directrice générale du Stif
Jean-Marc NICOLLE, président de la Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre
Corinne VALLS, maire de Romainville, vice-présidente du Conseil général de la Seine-Saint-Denis

Jean-Paul HUCHON, président du Conseil régional d’Île-de-France

Jean-Pierre NOURRISSON, Directeur général adjoint des services du Conseil général du Val-de-Marne.

Jean-Marie BRETILLON, maire de Charenton-le-Pont, conseiller général du Val-de-Marne
Daniel BREUILLER, maire d’Arcueil, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne
Laurent GARNIER, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne en charge de l’aménagement du territoire et du développement économique
Jean-Pierre GIRAULT, conseiller régional d’Île-de-France, président de la commission Transport du Conseil régional et administrateur du Stif
Jean-Luc LAURENT, maire du Kremlin-Bicêtre, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France
Christian PEPINEAU, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Val-de-Marne
Roger TISSEYRE, 1er maire-adjoint d’Alfortville
Patricia TORDJMAN, maire de Gentilly

Alain AUDOUBERT, maire de Vitry-sur-Seine
Simone BONNAFOUS, présidente de l’Université Paris XII
Jean-Jacques BRIDEY, maire de Fresnes, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne
François LOSCHEIDER, délégué général du Conseil de développement du Val-de-Marne
Marc PELISSIER, secrétaire général de l’Association des usagers des transports Île-de-France
René ROUQUET
, député-maire d’Alfortville

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