Antennes-relais à Nogent : Bouygues Télécom assigné en Justice

Antennes-relais à Nogent : Bouygues Télécom assigné en Justice
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Qui accepterait de vivre à 5 mètres d’une antenne-relais, même déguisée en sapin de Noël ? Certainement pas les locataires du 92, rue François Rolland, épaulés par l’Association des Nogentais et soutenus par Priartem, qui ont décidé d’assigner Bouygues Télécom en Justice pour faire enlever cette antenne. Je soutiens d’autant plus cette action que j’ai été amené à la gérer lorsque j’étais Président de l’Association du Coteau de Nogent (ex AdN) et, par la suite, en tant qu’Adjoint au Maire en charge de l’Environnement et du cadre de vie.

Lire le Communiqué de l’Association des Nogentais (AdN, ex Association du Coteau de Nogent, ACN)

Nogent sur Marne : des locataires et l’Association des Nogentais demandent en justice le démantèlement de l’antenne relais Bouygues Télécom

3 février 2010 – A Nogent sur Marne, des locataires du 92, rue François Rolland et l’Association des Nogentais (agréée pour la protection de l’environnement et membre de Priartem), ont décidé d’assigner l’opérateur de téléphonie mobile Bouygues Télécom au Tribunal de Grande Instance de Paris pour obtenir l’enlèvement d’une antenne située à moins de 6 mètres du logement d’un des locataires. Les dernières mesures effectuées indiquaient des seuils électromagnétiques de l’ordre de 5 volts par mètres.

Il est inadmissible de vivre en permanence à 5 mètres d’une antenne relais

En 2004, Bouygues Télécom prévoyait l’installation de 3 antennes sur un bâtiment situé en plein coeur du groupe scolaire Val de Beauté (2 500 élèves) et d’un quartier d’habitations à Nogent sur Marne. L’opérateur a cependant dû renoncer à 2 d’entre-elles en novembre 2007 à la suite d’une très forte contestation des riverains et d’une première action en référé au Tribunal de Grande Instance de Créteil.

L’antenne restante, cachée dans un faux arbre, a malgré tout été rendue opérationnelle, causant de ce fait un fort traumatisme pour les personnes concernées. En particulier, les locataires de l’immeuble  qui ne peuvent que subir la situation. Comme le dit l’un d’entre-eux: « Quand je suis dans ma cuisine, je suis tout près, très très proche et moi ça me fait peur. Vous accepteriez de vivre, manger dormir et élever vos enfants à moins de 6 mètres de la partie haute de cette antenne relais qui émet en permanence des ondes électromagnétique ? »

Priartem, s’appuyant sur les recommandations d’un certain nombre d’experts scientifiques, considère qu’au-delà de 0,6 volts par mètre les ondes électromagnétiques représentent un risque pour la santé. Les locataires de cet immeuble subissent plus de 8 fois la limite préconisées par les associations.

Les dernières recommandations de l’AFSSET doivent être suivies d’effet

Forts des dernières décisions judiciaires en la matière (antenne Orange interdite à Paris XIII, victoire au TGI de Créteil en août 2009) et des recommandations en terme de baisse des seuils de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) fin octobre 2009, les locataires et l’Association des Nogentais vont demander le démantèlement de cette dernière antenne au titre de trouble du voisinage, de préjudice moral, de préjudice futur et du non respect du principe de précaution.

Priartem, au travers de sa coordination régionale pour l’Ile de France, soutient activement cette démarche. Elle espère qu’enfin un signal fort et cohérent sera envoyé pour ne plus permettre aux opérateurs des installations aussi inacceptables qui créent, directement ou indirectement, de véritables risques pour la santé des personnes concernées.

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