Un lynchage médiatique planétaire

Un lynchage médiatique planétaire
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Les images de Dominique Strauss Kahn, menotté et encadré par des policiers américains qui passent en boucle dans le monde entier sur toutes les chaînes et sur le net me scandalisent et me révoltent. le lynchage de sa personne et de son image publique alors que sa culpabilité n’est pas tranchée et qu’il n’a pas pu donner sa version publique de « l’événement » m’amène à réfléchir sur ce que doit être la transparence de l’information. Et  comment et pourquoi jeter ainsi à la vindicte populaire un homme politique, probable candidat à l’élection présidentielle de 2012 et Directeur Général du Fonds Monétaire international

Information médiatique et transparence politique

Plusieurs événements médiatiques de dimension planétaire sont venus en quelques semaines s’échouer sur les rivages de nos consciences :

  • le Japon frappé par un tremblement de terre et un tsunami aux conséquences humaines et environnementales incalculables en particulier les conséquences des fuites radioactives des centrales nucléaires
  • L’élimination du terroriste Ben Laden par l’armée américaine au Pakistan sans images ou plutôt avec des images choisies par les communicants et les stratèges de la Maison Blanche
  • Et hier cette annonce tombée comme « un coup de tonnerre », DSK arrêté pour tentative de viol  sur une femme de chambre

Aujourd’hui nous sommes tous informés et j’ai le sentiment même que nous nous sommes sur-informés mais sommes nous bien informés et ceux en toute transparence. C’est quoi la transparence?  Au sens figuré, c’est une information complète sur un événement, une opération militaire ou une activité commerciale ou politique. Et pour le souligner, le mot important, le mot incontournable, pour qu’une information soit transparente, elle se doit d’être complète.

Pensez-vous que l’information concernant une des trois actualités récentes soient complètes ? Non et c’est bien là un des problèmes majeurs auxquels, nous citoyens du monde, nous sommes confrontés. Nous avons de plus en plus conscience des « zones d’ombre » dans l’information qui nous est proposée et qui l’est d’ailleurs aux journalistes qui nous la relayent.

Car les journalistes font leur travail, il suffit pour s’en persuader de voir qu’en ce moment la Syrie refuse toute présence de journalistes pour pouvoir tuer et terroriser sa population qui aspire à la démocratie et aux changements de régime.

Mais les journalistes sont aussi à la merci du temps médiatique qui s’est tellement accéléré avec internet , les réseaux sociaux et tweeter, qu’ils doivent réagir à l’information dans un temps qui n’est plus compatible avec la possibilité de traiter l’information de manière complète et contradictoire.

L’humiliation publique d’un homme qui est au moment ou j’écris « présumé innocent » et les conséquences pour lui, pour sa famille et pour la France  doivent nous interpeller tous et nous amener à réfléchir sur ce que doit être une information transparente mais aussi une action politique et médiatique transparente.

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