La société civile au secours de notre modèle politique

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Je vous l’ai déjà dit : notre système politique est malade. Et ce sont les citoyens qui sont en danger. Notre système politique a besoin d’être réformé en profondeur. Et seuls les citoyens sont en capacité d’obtenir le changement auquel ils aspirent, à savoir une société gérée de manière plus transparente, plus juste et plus éthique.

Quand la crise économique suffirait grandement à nous décourager, c’est la décomposition conjointe de la Droite et de la Gauche qui nous mine. Les effets délétères de la crise ne sont presque rien au regard du retentissement cataclysmique du spectacle ahurissant des « affaires » qui éclatent. Jérôme Cahuzac, Claude Guéant, Laurent Fabius à travers Fabius Jr… On croirait que tous les professionnels de la politique vont, les uns après les autres, être mêlés à de pathétiques histoires de gros sous. Au moment exact où les caisses sont vides.

Le discours politique mérite mieux que des raccourcis

La trop abondante quantité des scandales provoque un écœurement collectif. Sur nos esprits chavirés, il apparaît que seuls les propos simplistes aient encore prise. La simplicité se fraie toujours un chemin. Elle a souvent des effets balsamiques. Le simplisme est le faux ami de la simplicité. Il y ressemble dans ses effets, quoiqu’il s’y oppose par sa nature.

En effet, le simplisme est en somme l’exploitation de la simplicité. C’est une simplicité animée… d’une intention. Une « simplicité intentionnée ». Une… complication précisément ! Voilà comment, sur nos esprits retournés, les discours du FN, mais aussi du FdG ont un impact très préoccupant.

Leurs discours extrémistes abusent des raccourcis, emblèmes du simplisme et symboles de la facilité. Mais, à les entendre, nos âmes trahies trouvent un réconfort immédiat. Comment y verraient-elles ce qu’y est vraiment – une consolation à la petite semaine ? Or, il est prudent de se méfier des consolateurs. Précisément parce qu’ils remplacent la construction par la consolation.

Or, si l’on ne construit pas en séchant les larmes, on attendrit la pensée. Il n’y alors plus, pour les extrêmes, qu’à vociférer. Si l’actualité n’était pas si difficile, je dirais que Droite et Gauche ont ce qu’elles méritent. Mais je glisserais alors, comme leurs extrêmes respectives, dans la facilité. A ma façon, je vociférerais aussi.

Perfusion de société civile

Oui, en se délitant, Droite et Gauche laissent un espace vacant. Mais il n’est ni à droite de la Droite, ni à gauche de la Gauche. Droite et Gauche occupaient le centre de la vie politique. C’est donc au centre de celle-ci que la place est vide. En son cœur. Là où se prennent les décisions. Il ne faut pas renverser notre démocratie. Le modèle est sain.

En revanche, je pense qu’à la corporation des professionnels de la politique, gangrénée par d’habiles faussaires de notre modèle démocratique, il est urgent d’incorporer une dose massive de société civile. Comme on administrerait une forte dose d’antibiotiques à un corps malade !

Pourquoi la corporation politique ne ressemblerait-elle pas à la population ? Pourquoi ne serait-elle pas animée par la nécessité de faire réussir notre pays, tout comme les Français sont animés par la nécessité de faire réussir toute leur famille ? Le temps d’une nouvelle force politique est arrivé. Pour rôder son fonctionnement au service de l’intérêt général, c’est le moment.

En effet, les élections municipales de mars 2014 peuvent constituer le terrain de ce renouveau de la classe politique. Les villes sont le bon levier pour démontrer qu’une autre gouvernance est possible. Les villes peuvent tracer un chemin encore inexploré en politique qui mènerait les citoyens jusqu’en 2017. En route, nous pourrions nous réapproprier la démocratie. Réapprendre à ne plus pouvoir nous en passer.

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