« Profession citoyen » vient de paraître

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C’est avec une certaine émotion que je suis heureux de vous annoncer la sortie de mon premier essai politique, Profession citoyen. Il découle d’un constat : déconnectée du monde réel, la vie politique déraille. J’en fais une radiographie, qui se nourrit de mon expérience engrangée sur le terrain comme élu municipal et militant associatif. Elle vaut pour tous les territoires et pour tous les étages, local ou national. J’ai choisi de la retranscrire sous forme d’abécédaire, façon Twitter. Chacun des 53 « hashtags » est illustré par des exemples concrets, qui me permettent d’évoquer les valeurs auxquelles je crois.

C’est un livre que j’ai souhaité utile pour tous ceux qui ne se résignent pas à la médiocratie politique ambiante. Il propose de tracer un nouveau chemin sur lequel s’engager, en pointant les nombreuses actions citoyennes qui permettent à notre société de garder la tête hors de l’eau.

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En voici un court extrait :

« Aujourd’hui, j’enrage car la politique a été confisquée aux citoyens sous l’effet d’une action volontariste, extraordinairement cynique. Tous les moyens sont bons (y compris les promesses en veux-tu en voilà, les entourloupes, les coups bas) pour éviter d’agir. Il y a une kyrielle de raisons pour expliquer cette inertie : l’obsession électorale (à défaut d’espérer gagner des voix, on ne veut pas en perdre), la lâcheté (agir, c’est… tout risquer… et se découvrir…), l’arrogance (le comble du pouvoir est de se croire exempt de toute justification), la préservation des acquis corporatistes (agir, c’est faire trembler : on redoute des répliques qui déstabilisent tout son parti), l’absence de cap (agir, c’est se projeter… encore faut-il savoir vers quoi tendre), la tentation nihiliste (après moi, le déluge), le manque d’ambition (à quoi bon agir, notre niveau de bien-être n’est déjà pas si mal), la déresponsabilisation (agir, c’est assumer), la démotivation (être agissant, c’est être capable d’envie)… Ce verrouillage est injuste ; il est dangereux car il insinue que le monde peut très bien continuer en marchant sur la tête. 

Eh bien, je refuse qu’on nous fasse marcher sur la tête, et je refuse de nous laisser égarer. Non seulement il faudrait légitimer le fait que la politique se soit arrogée le pouvoir (et les moyens) d’exclure habilement les citoyens du processus des décisions dans le seul but de ne pas faire vaciller les fondations de sa forteresse, mais – et c’est, de loin, le plus préoccupant – la quête de sens serait tombée en désuétude, alors qu’elle se confond avec notre humanité. Eh bien, pas question de laisser de grands ordonnateurs crispés sur leur pouvoir entreprendre de nous convaincre, à coups de boniments, qu’une société peut se priver de destin.

À l’égal d’une majorité de Français, les attentats du 7 janvier 2015 m’ont fait l’effet d’un électrochoc. Les terroristes ont provoqué en moi un profond sentiment de révolte.

Aussi, j’ai décidé, comme le Petit Poucet, de tenter de tracer un chemin dans la confusion de notre société moderne, une voie qui m’aide à me retrouver. Comme lui, j’ai eu besoin de fixer des repères pour ne pas me perdre, ni me laisser gagner par la peur ou par la tentation de l’inaction. En effet, je refuse que les intérêts rabougris de notre système politique sur fond de violence barbare côtoient ceux des terroristes et décrètent que l’espoir a fait son temps. Ni les uns, ni les autres ne sauront jamais me convaincre que l’histoire de notre société libre, égale et fraternelle s’arrête là.

Cette radiographie de notre fonctionnement politique s’appuie sur des expériences de terrain. Cet instantané vaut pour tous les territoires et pour tous les étages (local ou national) : l’opération cimentage a été assumée partout et jusqu’au bout.

 Il m’arrive de rapporter comment les attaques en règle (… ou pas !) de mes adversaires et alliés de circonstance m’ont déconcerté, voire blessé, quand je crois qu’elles peuvent servir ma description. Mon intention est moins de dénoncer ces usages indignes que de rappeler que, chez nombre d’élus, ils cousinent avec des déclarations martiales sur les valeurs de la démocratie. Cet abécédaire a d’abord vocation à faire reprendre confiance, afin que l’opinion se passionne à nouveau pour la politique.

Le « je » qui s’y trouve est celui d’un témoin de la réalité du terrain : il est le « je » des milliers d’acteurs politiques et associatifs français travestis à dessein en Don Quichotte ; il est le « je » de tous les citoyens désorientés qui veulent que la politique change… en mieux.

J’espère avoir donné à ce livre un ton léger sans céder sur l’essentiel.

Seule la volonté de contribuer le mieux possible à réconcilier l’opinion avec la politique m’a animé en permanence. 

Au regard d’une actualité tourmentée, qui ajoute de la douleur à notre désarroi collectif, je veux croire que ce projet d’abécédaire vous sera aussi utile, à vous, qu’il l’est déjà pour moi. »

 

 

 
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