Phonegate : premières réponses de l’Agence américaine Food and Drug Administration (FDA)

Phonegate : premières réponses de l’Agence américaine Food and Drug Administration (FDA)
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Dans la continuité de son action de soutien dans le scandale sanitaire et industriel du Phonegate, l’organisation américaine Environnemental Health Trust (EHTrust) que préside le Dr Devra Davis a souhaité interpeller la Food and Drug Adminsistration  (FDA) au sujet des tests de débit d’absorption spécifique (DAS) réalisés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), entre 20012 et 2015, sur plusieurs centaines de téléphones portables en utilisation réelle (au contact du corps). Mesures globales publiées pour la première fois par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail dans un rapport le 8 juillet 2016 intitulé « Exposition aux radiofréquences et santé des enfants ».

C’est la Directrice exécutive de l’organisation EHTrust, Theodora Scorato qui en juin et septembre 2017 a écrit à la FDA pour les informer des résultats de ces tests et de mon action de lanceur d’alerte pour une meilleure protection de la santé des utilisateurs de téléphones portables grâce à une régulation beaucoup plus stricte ne permettant pas aux industriels de mettre sur les marchés mondiaux des téléphones mobiles potentiellement à risques.

La FDA a répondu par mail à l’organisation le 18 octobre 2017, par la voix de Daniel Kassiday, Radiation Safety Engineer pour leur faire savoir qu’elle avait écrit à l’agence française pour avoir une discussion sur les résultats de leurs études et leurs conclusions. Courrier resté à ce jour sans retour (à la date du mail). Par ailleurs, la FDA précise qu’elle n’a pas encore formulée d’opinion sur les différences de protocoles de tests entre la France et les États-Unis….s’empressant toutefois de rappeler que les seuils de sécurité pour la santé sont adéquats pour protéger le publique. Enfin, la FDA confirme à EHTrust que deux de ses employés ont visionné la vidéo de mon intervention lors de la conférence scientifique de Jackson Hole (USA) le 30 juillet 2017.

L’enjeu de ses échanges entre la FDA, l’ANFR et l’ANSES est considérable. En effet, les protocoles de tests de DAS corps aux USA se font toujours actuellement à une distance de 15 mm de la peau. Or en juin 2016, la France et l’Europe ont modifié la norme Européenne à 0 mm (DAS membre) et quelques mm (DAS tronc) , suite à la révélation de ses mesures de tests montrant des dépassements des valeurs limites et ce jusqu’à plus de trois fois pour 9 téléphones portables sur 10 en 2015.

De la même façon que pour la France et l’Europe, ces derniers ne pourront plus ignorer que le protocole de la Federal Communication Commission (FCC), l’homologue américain de l’ANFR, a depuis 1996 introduit des paramètres plus strictes pour protéger la santé des utilisateurs. Par exemples en utilisant la mesure du DAS sur 1gr de tissu au lieu de 10gr et 30 minutes de communication au lieu de 6. De plus les seuils réglementaires sont abaissés pour la tête et le tronc à 1,6 W/kg pour 2W/kg en France et en Europe.

Ces différences dans le choix des paramètres des protocoles ont une incidence très importante et nous en avons maintenant des preuves tangibles qui ne peuvent plus être ignorées ni par les régulateurs, ni par les industriels de la téléphonie mobile et encore moins par les pouvoirs publics. Nous allons donc des deux cotés de l’Atlantique suivre avec beaucoup d’attention les discussions en cours.

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