[Communiqué] Phonegate : les mises en garde du Département de la santé Californien

[Communiqué] Phonegate : les mises en garde du Département de la santé Californien
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Un autre combat pour la transparence sur les risques santé associés à l’utilisation du téléphone portable se mène depuis 2009 de l’autre côté de l’Atlantique, plus précisément en Californie, sixième puissance économique mondiale. Et ce combat vient d’obliger le Département de la santé Californien a rendre publique par voie de communiqué de presse une série de recommandations importantes pour tous les utilisateurs de smartphones.
lire l’article du San Francisco Chronicle qui détaille les actions menées par le Dr Joel Moskowitz

Ces recommandations qui interviennent quelques jours après l’annonce en France d’une campagne des six bons usages faites par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et de l’interdiction du téléphone portable à l’école et au collège par Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale,  montrent à quel point ce sujet est important et tout particulièrement pour les jeunes et les enfants.

C’est ce que confirme le Dr Annie J Sasco, ancienne Directrice de l’Unité d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer au Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) – Organisation Mondiale de la Santé: « En mai 2011, le CIRC classifiait l’exposition aux champs électromagnétiques comme un cancérogène possible. Depuis de nouvelles études se sont accumulées, épidémiologiques mais aussi expérimentales qui ont confirmé ce caractère cancérigène et de multiples autres effets néfastes pour la santé sont mis à jour. Avec les données récentes concernant les mesures de DAS au contact du corps, il est plus que jamais nécessaire de renforcer les précautions indispensables pour sauvegarder la santé et en tout premier lieu celle des fœtus, bébés et enfants. Les recommandations californiennes vont exactement dans cette direction »

Pas de téléphone portable dans la poche de pantalon ou dans le soutien gorge

Et la première d’entre-elle, totalement occulté jusqu’ici par les pouvoirs publics Français et Européen, y compris tout récemment par le ministère de la Transition écologique et solidaire :

  • garder son téléphone portable à distance de son corps
  • réduire l’usage quand le signal est faible
  • réduire l’usage quand on utilise en streaming de la vidéo ou de la musique ou on télécharge des documents lourds
  • Laisser le téléphone en dehors du lit la nuit
  • Enlever les écouteurs quand on est pas au téléphone
  • Eviter les produits qui sont censés protéger des ondes et qui peuvent augmenter l’exposition.

La responsabilité des industriels et des régulateurs engagée

Dans ce contexte la faillite totale du système de régulation internationale pose de nombreuses et graves questions. Elle a permis depuis plus de vingt ans aux industriels de la téléphonie mobile de mettre leurs téléphones portables sur le marché mondial dans des conditions trompeuses pour des centaines de millions d’utilisateurs. En ne tenant aucun compte des usages réels dans le calcul des Débits d’absorption spécifiques (DAS), et tout particulièrement pour les DAS corps, les utilisateurs se sont retrouvés surexposés quotidiennement et sur le long terme à des niveaux à risque pour leur santé et leur sécurité. 

A quand un retrait du marché des téléphones à risques

Nous le savons maintenant depuis la publication partielle des résultats de tests menés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) sur 379 téléphones portables, en usage réel, entre 2012 et 2016. Tests qui ont montré que les DAS affichés par les industriels se situent en moyenne plus de 10 fois au dessus de la valeur indiquée dans la notice d’utilisation.

Fort de ces nouvelles recommandations venues des États-Unis, il devient indispensable d’informer tous les utilisateurs Européens et Suisse de ce nouveau scandale sanitaire et industriel. Et d’en tirer des conséquences sans attendre,  à savoir le retrait ou le reconditionnement de tous les téléphones portables présentant des DAS ne respectant pas, en usage réel**, les limites autorisées (2W/kg).  

* la paternité de ce terme revient à Pierre Le Hir (Le Monde du 23 décembre 2016) « Soupçons sur les ondes des téléphones portables »
** à 5 millimètres maximum

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